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26 janvier 2006

Aziz Chouaki

Les Oranges

A travers une histoire d’oranges mûries au soleil d’Algérie où on croise notamment Albert Camus et Isabelle Eberhardt, Aziz Chouaki réveille un siècle et demi de l’histoire algérienne. Les Oranges a été créé une première fois, en juin 1997 au Théâtre international de langue française, dans une mise en scène de l’auteur. La pièce a également été enregistrée par la Radio Suisse Romande.
Le texte a ensuite été repris par Laurent Vacher, avec la complicité du musicien Gilles Andrieux.

Joué en mars 2000, Forum Culturel du Blanc-Mesnil ; février 1999, Théâtre de la Cité internationale, Paris

Les Oranges
de Aziz Chouaki
Mise en scène de Laurent Vacher
Avec Jean-Claude Leguay

Les Oranges suivi d’El Maestro (Paris, Théâtrales, 2000) ; Les Oranges (Paris, Mille et Une Nuits, 1998)


El Maestro


En vue d’une audition, pour représenter l’Algérie à un festival de musique appliquée à Genève, un chef d’orchestre dirige une répétition. El Maestro (Le Chef) met en partition la vie à Alger, avec des mots, des clameurs, des senteurs, des saveurs, des histoires et des rencontres, dans le tumulte des années 90 et la langue peu conventionnelle de Aziz Chouaki.
Créé un première fois par Nabil el-Azan (janvier 2001, Larc, Scène nationale du Creusot), El Maestro a été repris dans une mise en scène de l’auteur et toujours avec Mouss.
Répondant à une commande d’écriture du Théâtre des Amandiers-Nanterre, Aziz Chouaki a ensuite écrit Une Virée, une pièce donné en lecture durant l’automne 2003. (Une virée devrait être créée en novembre 2004 dans une mise en scène de Jean-Louis Martinelli.

Joué les  22 - 27 juillet 2002, Théâtre de la Teinturerie, Avignon ; 4 - 13 juillet 2002, Gare au Théâtre, Vitry-sur-Seine

El Maestro *
de Aziz Chouaki
Avec Mouss

* El Maestro précédé de Les Oranges de Aziz Chouaki (Paris, Théâtrales, 2000)



L’Etoile d’Alger

Sous le titre de The Star of Algiers, L’Etoile d’Alger vient d’être publié aux USA chez Graywolf Press. Egalement édité en Italie chez e/o, La Stella d’Algeri a reçu le prix Flaiano décerné le 10 juillet 2004 à Rome. L’Etoile d’Alger devrait en outre être porté à l’écran par le cinéaste Rachid Benhadj.

L’Etoile d’Alger est l’histoire de Moussa, un jeune Algérois, chanteur à ses heures, qui rêve d’un succès international avant d’être rattrapé par le réel d’un pays en pleine ébullition. Dans le maelström algérien des années 90, Moussa vit au sein d’une famille de quatorze personnes entassées dans trois pièces d’une cité populaire pompeusement baptisée Mer et Soleil. Son espace intime se résume à un coin de chambre et, sur une étagère au dessus de son matelas parmi des reliques, des cassettes, un poster de Michael Jackson, de vieux numéros de revues parisiennes et quelques livres échoués là.

Tenace, Moussa se construit un répertoire, monte un groupe, se fait peu à peu connaître et donne sa première interview, premier frémissement sur les marches du succès. Engagé dans une boîte du littoral puis dans un lieu plus huppé, il se choisit un nom de scène, Moussa Massy, se fait imprimer un poster et se voit proposer d’enregistrer sa première cassette. Mais comme à Bab el-Oued et Belcourt aux allures de Kaboul ou Peshawar, parcourus par des clameurs d’affrontements, le bateau Algérie prend l’eau et son ambition de jeune étoile aussi. Sans compter que son amie a été promise à un autre. Commence alors une descente aux enfers qui va achever de faire de lui, l’humilié, le propre fossoyeur de ses rêves anciens sous le masque d’un engagement nihiliste et assassin dans les phalanges de l’intégrisme islamiste.

The Star of Algiers
de Aziz Chouaki
Trans. by Ros Schwartz et Lulu Norman
(Saint Paul [Minnesota], Graywolf Press, 2005)

  La Stella d’Algeri
Trad. di Silvia Ballestra
(Roma, Edizioni e/o, 2003)

  L’Etoile d’Alger
de Aziz Chouaki
(Paris, Point-Seuil, 2004)
(Paris, Balland, 2002)
(Alger, Marsa, 2000)
(Paris, Marsa, 1998)



Aigle

Le roman déploie ses quarante premières pages dans Alger d’avant la tempête 90, capitale décrépite d’un vieux pays dont la chronique s’écrit aussi dans les bars de la ville avec le babillage de Jeff et de sa bande, au contact desquels on navigue de Khalil Jibran à Dante, Al-Maari, Shakespeare, Rabelais ou William Blake. C’est ensuite Paris où Jeff débarque entre le Marcadet afro maghrébin et le XVIIIè de Picasso et Braque. Puis ce sera le Forum des Halles, véritable cour des miracles qui fait de lui, un temps, l’empereur de la faune des lieux... jusqu’au jour où tout bascule.
Dans un numéro de revue ramassé par hasard, Jeff tombe sur un concours littéraire. Sitôt le décor de son projet de nouvelle planté, voilà que tout s’emballe. Entre rêve et réalité, Jeff se met à évoluer parmi les personnages de sa propre fiction. Passant au travers, dans "le va-et-vient entre l’au-delà et l’en deçà du langage", le voilà "voyant, tisseur de vivants réseaux, jouant avec la destinée des gens".
Dans cette fine broderie aux accents soufis, l’univers est un grand texte "dont la langue serait les hommes comme consonnes et les femmes comme voyelles. Ainsi se tisse le chant de l’homme et de la femme racontant l’infinie variété de l’histoire, toujours la même, de l’homme et de l’univers".
Comme Don Quichotte, Hamlet, ou Madame Bovary note encore Aziz Chouaki qui considère qu’ils sont "eternels et autonomes", "les personnages ou les mythes littéraires sont des mystères personnels que l’on transporte avec soi, toute la vie, et qui façonnent nos imaginaires".

Aigle
de Aziz Chouaki
(Paris, Gallimard-Frontières, 2000)




  Arobase de Aziz Chouaki
Shakespeare intermittent

"Elle a survécu à l’enfer de la drogue, tourné dans des films X, et tué un homme dans des circonstances obscures. Elle, c’est Arobase, séduisante jeune femme de trente ans, qui s’accroche au théâtre comme ultime bouée de survie. Car Arobase a décidé de mettre en scène Othello de Shakespeare, version rollers rock’n roll. Tandis qu’elle prépare sa production, elle découvre l’amour fou sous les traits de Jean-Ba, comédien rwandais qui tient le rôle titre. Hélas, comme dans Othello, Arobase sombre peu à peu dans une jalousie passionnelle qui la conduira à l’irréparable. Tout cela ne serait-il pas qu’une énième fantaisie de Shakespeare himself ?
Roman fort, drôle, touchant, Arobase illustre à nouveau le style et l’univers si particuliers d’Aziz Chouaki. Dramaturge lui-même, celui-ci dévoile l’univers du théâtre dont la scène devient celle de notre monde." (Quatrième de couverture)

Arobase
de Aziz Chouaki
(Paris, Balland, 2004)

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Posté par KNTHMH à 06:33 - Exils - Commentaires [0] - Permalien [#]

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