Elguijaronegro

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29 avril 2006

El LOBO - Basé sur des faits réels

AUCUN BASQUE NE TRAHIT SON PEUPLE!

Héros ou traitre?

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Inspiré par l'histoire de Mikel Lejarza, qui infiltra l'ETA entre 73 et 75, et favorisa la chute d'un quart des membres du groupe (150 personnes dont les figures dirigeantes du mouvement à l'époque). Cette opération destabilisa l'organisation à un moment charnière où ses actions fournissaient un justificatif au régime conservateur face au processus démocratique en Espagne. Action-Répression, c'était la "spirale"!

Trahi par employeurs, laché par les siens et déclaré cible prioritaire de l'ETA, celui que l'on surnomme El Lobo a su mener à bien sa mission pour ensuite disparaître sans laisser de trace...

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1973, au Pays Basque. Txema Loygorri, jeune père de famille, accepte d'héberger pour la nuit deux membres de l'ETA, qui s'apprêtent à abattre un traître. Parce qu'il connaît ce dernier, Txema tente de prévenir l'intéressé. En vain. Quelques heures après le meurtre, il est arrêté lors d'une descente de police dans un bar. Un inspecteur lui fait alors une proposition : il s'engage à effacer le contenu de son casier judiciaire si Txema accepte d'infiltrer l'ETA pour le compte de la police secrète espagnole. Ses connexions avec l'organisation séparatiste font en effet de lui le candidat idéal. Acculé par les problèmes financiers de son entreprise, Txema se résout à collaborer...

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bande annonce V.O.

équipe de production

réalisation: Miguel Courtois
scénario: Antonio Onetti
interprètes: Eduardo Noriega, José Coronado, Mélanie Doutey, Silvia Abascal
production: Melchor Miralles, Julio Fernández
distribution: Filmax, Artédis (France)

réalisation

Miguel Courtois
El Lobo (2004), Un Ange (2001), Une journée de merde (1999), Preuve D'Amour (1988)

   

Miguel Courtois est né en 1960 d’un père français et d’une mère espagnole. À la suite de ses études en philosophie, il a tout d’abord travaillé comme professeur à un lycée, puis à une université. Il est ensuite devenu un photographe de mode, tout en travaillant en tant que reporter d’images pour l’agence de presse Sygma Télévision. En 1987, il a réalisé son premier long-métrage, Preuve d’amour. Depuis, il tourne sans arrêt pour le cinéma ou la télévision, alternant entre la réalisation et la production.Il a signé deux autres longs métrages pour le cinéma : le polar  Un ange et la comédie Une journee de merde. Il a créé plusieurs séries de télévisions qui ont eu beaucoup de succès, telles que « La crim’ », qui entame présentement sa septième saison en France. El Lobo est son premier long-métrage en Espagnol.

Courtois a enchaîné avec le tournage d'un autre film portant sur le terrorisme basque : Gal avec José Garcia, un film sur le Groupe antiterroriste de libération (Gal) qui, entre 1983 et 1987, a commis une trentaine d'attentats contre l'ETA. 

Engagement personnel et politique 
Pour parvenir à un équilibre entre spectacle et réflexion, Miguel Courtois s'est nourri des films du passé, mais aussi de son expérience personnelle: "Comme cinéaste, "téléaste" ou producteur, j'ai déjà tenté plusieurs fois de traiter ce genre de sujet. Leïla née en France racontait une histoire vraie et Féroce de Gilles de Maistre que j'ai produit m'a valu un procès de Jean-Marie Le Pen qui a tenté de faire interdire sa sortie. Par ailleurs, El lobo me touche particulièrement car ma famille maternelle vit au pays basque espagnol depuis le début du XXe siècle et je suis donc issu depuis toujours de cette triple culture : française, espagnole et basque."

Les intentions du cinéaste 
"Si le cinéma est un art populaire qui peut toucher le plus grand nombre, mais qui peut aussi avoir la vocation de faire réfléchir ou d'éclairer certains aspects de l'histoire de l'Europe récente, El lobo se situe délibérément à la croisée de ces deux ambitions. Le scénario est construit comme un film d'aventure, un thriller haletant mais aussi comme une réflexion politique et morale sur des événements de la récente histoire espagnole, à travers celle-ci c'est également l'histoire de l'Europe, à l'heure où cette dernière cherche à s'unir de plus en plus, alors que certains veulent lui opposer une logique séparatiste. Dans la grande tradition du cinéma américain des années 70 (Les Trois jours du Condor, Les Hommes du Président, Bonnie and Clyde) ou des films de Costa-Gavras (Z, L'Aveu, Etat de siège), El Lobo a tenté de réunir le spectacle et le réflexion, et ce faisant de donner au film sa singularité."

Récompensé aux Goya 
Lors de la cérémonie des Goya (équivalent espagnol des César) 2005, El Lobo, gros succès public en Espagne, s'est vu remettre deux récompenses : Meilleur montage et Meilleurs effets spéciaux. Le film avait obtenu trois autres nominations : Meilleur acteur (Eduardo Noriega), Meilleure direction de production (Miguel Torrente et Cristina Zumarraga) et Meilleur second rôle féminin (Silvia Abascal).

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COMMENTAIRES

" L’histoire de la nation basque est une histoire de traîtres, de Basques ayant aidé les Espagnols à nous déposséder de notre identité." Sujet chaud! (...)
C’est un suspense qui fait toute la lumière sur la vie de Mikel Lejarza, un hors-la-loi à la petite semaine, qui, sous le nom de code Lobo (« loup »), est parvenu à s’infiltrer jusque dans les plus hautes sphères de l’organisation terroriste basque ETA, causant davantage de tort à ces révolutionnaires que toutes les forces de l’ordre espagnoles réunies. Aujourd’hui encore, chaque homme porte sur lui, dans chaque commando de l’ETA, une balle particulière, destinée à El Lobo.

Le sujet du terrorisme demeure l’un des derniers véritables tabous dans le cinéma espagnol contemporain. D’ailleurs, les soumissions répétées du producteur Melchor Miralles, pour ce long-métrage, ont toutes été rejetées par les décideurs de l’industrie, jusqu’à ce que Julio Fernández, de la compagnie Filmax, endosse finalement le projet, et passe près de cinq longues années à préparer le tournage et à boucler un casting impressionnant. C’est un réalisateur français, curieusement, qui a été choisi. Miguel Courtois, on s’en souvient, avait reçu, pour son film Ferocious, des menaces personnelles très médiatisées de la part de Jean-Marie Le Pen, candidat d’extrême droite. C’est dans la plus pure veine Costa-Gavras que Courtois a décidé d’approcher le scénario qu’on lui proposait cette fois. En ses propres mots, il a voulu « provoquer une rencontre entre la réflexion et puis le divertissement ». Il y est magnifiquement parvenu.(...)

Comment définit-on, au sein d’une dictature, le type du « Combattant pour la Liberté »? El Lobo soulève toutes ces questions de justice sociale, d’identité culturelle, de fierté nationale, et de patriotisme, en ne laissant jamais tomber son point de vue objectif.

—extrait de :Mitch Davis (traduction David Pellerin)

Tiré des confessions de l’infiltré, ce thriller politique montre, sans temps mort, la frousse continuelle de la taupe, soupçonnée par les uns, lâchée par les autres. Il s’attache aux rouages de l’organisation, à ses motivations, à ses querelles intestines, sans oublier les manipulations d’un régime franquiste déclinant qui trouvait dans les exactions de l’ETA un prétexte pour freiner tout progrès démocratique. Dans le rôle d’un cador barbu et trapu de la branche armée, Patrick Bruel est inattendu et convaincant.


Guillemette Olivier-Odicino

El Lobo est le surnom d’un jeune basque qui, dans les années 1970, s’infiltra si bien dans l’ETA qu’il contribua à faire tomber une partie
de cette hydre - certes, elle ne fut pas complètement éradiquée puisqu’elle avait plusieurs têtes. C’est en partie l’histoire des luttes fratricides entre ces têtes que narre le film, tout en montrant comment dans le camp adverse (les services secrets franquistes) les relations n’étaient pas plus harmonieuses. Plutôt bien ficelé et rythmé, ce thriller n’a rien à envier à ses équivalents américains, même si on aurait aimé plus de brio dans la mise en scène (comme chez Michael Mann, par exemple, qui sait filmer une ville la nuit). Une assez bonne surprise, donc. Les acteurs principaux (Eduardo Noriega et Mélanie Doutey) forment un couple convaincant, mais c’est Patrick Bruel qui emporte la mise, en machiavélique et impitoyable chef terroriste.

l'Humanité


[El Lobo] disséque le contexte historique de l'époque en une parobole aux résonnances bien plus profondes sur l'agonie meurtrière d'une dictature et les ravages de la raison d'Etat sur l'individu.

TéléCinéObs - Bernard Achour

Bande annonce français

extraits film V.O.

sortie de ce film, le mercredi 26 avril 2006

Posté par KNTHMH à 06:35 - Films - Commentaires [1] - Permalien [#]

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