Elguijaronegro [KNTHMH copyrights]

Graphisme, photo, vidéos, écrits, musique. - Une partie de ma vie d'artiste - Amis, visiteurs, soyez les bienvenus!

08 juin 2009

Latcho Drom

fleurdatlas

 

smiley : regular_smile

je vais reprendre la route
je l'ai déjà reprise dans mon coeur et dans mon être lorsque j'ai commencé à cheminer sur les sentiers de ma montagne à la recherche de la femme que je SUIS et non de celle que je parais être

ou que les autres voudraient ou auraient voulu que je sois

par pouvoir?
par amour ?!!!

lorsqu'on aime on souhaite que l'autre soit passionnément lui-même
qu'il arrive à l'épanouissement de qui il est

je me souhaite encore et toujours "latcho drom" = "bon voyage"!

je vous ai passionnément aimés

continuez à être qui vous êtes ici, ailleurs
c'est votre parfum personnel qui importe

aimez-moi pour qui je suis et non pour le rêve que vous en auriez fait

bons voyages à vous aussi ici, ailleurs et partout!

KNTHMH


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KNTHMH production et copyrigths

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03 octobre 2007

Vers le port

On dévalait cette rue dont j’ai perdu le nom, on courait comme des fous dans les escaliers, ou bien on se laissait glisser sur les rampes en métal rouillé, notre repère, le palmier tout en bas.
Quand on l’aurait dépassé, on verrait les bassins et peut-être un gros navire, un paquebot, avec ses centaines de hublots, un grand bateau tout blanc qui nous parlerait de voyages, tellement immense lorsque nous serions tout à côté de lui, le longeant sur le quai, rêvant de départ, en suivant des yeux les remorqueurs, et les jets courbes d’eau sales jaillissant des flancs des coques, le va-et-vient des lourdes cordes serrant les épaisses bites d’amarrage, la fumée crachée par les hautes cheminées, en admirant l’activité inlassable des grues portant les containers comme le ballet tournoyant des radars infatigables, en écoutant les sirènes donner profondeur à l’espace portuaire.


un auteur -compositeur découvert hier: Joss, de très belles chansons : http://www.joss-sight.com/

musique à écouter ici (colonne de gauche, lecteur de musique intitulé "et celle des autres"

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30 avril 2007

La nouvelle du décès de Grégory Lemarchal nous touche

Nous tenons à présenter à sa famille et ses amis nos plus sincères condoleances, et notre union de pensée et de peine dans cette douloureuse épreuve.

Toute notre sympathie à vous

Gregory, merci pour qui tu étais, comme tu étais

On ne t'oubliera pas        gregory

Tah et Djam

"Oh toi qui lança le SOS du terrien en détresse, c'est comme si je perdais un frère!  je suis vraiment bouleversée, bises bises à toi, là où tu es à présent!"

oh beau, merveilleux jeune homme courageux!
ton âme est libre!
je t'embrasse et je suis solidaire de tous ceux qui t'aiment et à qui tu manques terriblement
quel bel exemple que le tien pour nous tous!
tu as vécu, beau, belle la VIE!

Tah

°°°000°°°

Je Suis En Vie

Demain, on ne sait jamais
si c'est encore loin ou bien trop près
On se dit qu'on aura tout le temps
Demain on s'attend à tout
Devenir quelqu'un ou devenir fou
Aujourd'hui c'est moi qui grandis

Ca me plait de plus en plus
Ca me blesse de moins en moins
Comme si l'amour avait fait le saut de l'ange

{Refrain:}
Je suis en vie
Ca n'a pas de prix
Ca n'est pas a vendre
Je suis en vie
Je respire et j'espère
Que tu seras tendre

Demain entrer dans la ronde
Sur la planète terre
Etre un homme du monde
Ca parait si proche tous ces cris
Demain il sera trop tard
Comment demander de l'aide
A chaque idée noire
Je le sais
Enfin
Aujourd'hui

Ca me plait de plus en plus
Et j'en laisse de moins en moins
Comme si mon âme avait saisi le mélange

{au Refrain}

Je suis en vie {x3}

je respire et j'espère
Que tu seras tendre

°°°000°°°

Promets-Moi


On va casser nos sacs de billes
Et puis tout dépenser d'un coup
On va s'acheter des trucs qui brillent
Du whisky des caramels mous
On va se pousser jusqu'au petit jour
Même s'il faut faire quelques détours
On va escalader la nuit

On dirait qu'on serait que nous
On jouerait à pas voir les gens
Y a une forêt avec des loups
Dans l' quatorzième arrondissement
Il faut surtout pas se parler d'amour
A cheval sur le dos de la nuit
On peut grimper plus haut que les tours
Pourvu que Dieu nous prête un lit

{Refrain:}
Il faut laisser les somnambules
Courir sur le bord des fenêtres
Nos désirs sont fragiles
Oui aujourd'hui demain peut-être
Et nos coeurs sont des bulles
Vers le sommet des villes
Promets-moi de ne rien me promettre
Promets-moi de ne rien me promettre

Paraît qu'y en a les yeux fermés
Qu'on fait des très très longs voyages
C'est pour ça que les soirs en été
On voit leur tête dans les nuages

On va se serrer très fort les mains
Se shooter à l'odeur de nos corps
En peu de temps on se connaîtra bien
C'est important quand on s'endort

{au Refrain}

Promets-moi de ne rien me promettre
Me promettre

Il faut laisser les somnambules
Courir sur le bord des fenêtres
Nos désirs sont fragiles
Oui aujourd'hui demain peut-être
Et nos coeurs sont des bulles
L'avenir est inutile
Promets-moi de ne rien me promettre (x4)

°°°000°°°

Ecris L'Histoire

Voudrais-tu me voir
M'oublier
M'approcher me croire
M'inviter
Ou n'pas savoir
Quand viendra la fin?

C'est toi qui choisis
De rester
Me laisser ici
En douter
C'est toi aussi
Qui sait et c'est bien

Que veux-tu
Qu' je fasse?
M'effacer ou
M'avancer pour
Être dans ta trace
Tout te dire ou
Bien me taire
Que veux-tu que je fasse?

{Refrain:}
Écris l'histoire
Tout c' que tu voudras entre
Mes lignes
Ton territoire
Étendu si loin sur le mien
Écris l'histoire
Dans ma mémoire
Mais n'écris jamais la fin
(Mais n'écris jamais la fin)

Dis-moi tu m' préfères
À genoux
Parti ou par terre
À tes pieds
Pour avoir l'air
De n' pas être rien?

Faut-il que j'arrête?
Un mot et
J' n'en fais qu'à ta tête
J'disparais
Change de planète
Sauf si tu me retiens

Que veux tu de moi?
J'attendrai que
Tu me le dises
Un amour ou pas?
Quelqu'un qui te demande à toi:
Voudrais-tu de moi?

{au Refrain, x2}

   °°°000°°°

A corps perdu

Puisque des filets nous retiennent
Puisque nos raisons nous enchaînent
Que rien ne brille sous nos remparts
Et puisqu'on n'atteint pas le ciel
A moins de s'y brûler les ailes
Et suivre les routes où l'on s'égare
Comme on dresse un étendard

A corps perdu, ivre et sans fard
Pour n'être plus le pantin d'un espoir
Et si la vie n'est qu'une cause perdue
Mon âme est libre d'y avoir enfin cru
A corps perdu

Puisque les destins sont les mêmes
Que tous les chemins nous ramènent
A l'aube d'un nouveau départ
On n'apprend rien de nos erreurs
A moins de s'y brûler le coeur
Je suivrai les routes où l'on s'égare
Comme on dresse un étendard

A corps perdu, ivre et sans fard
Pour n'être plus le pantin d'un espoir
Et si la vie n'est qu'une cause perdue
Mon âme est libre d'y avoir enfin cru
A corps perdu
A corps perdu

A corps perdu j'écrirai mon histoire
Je ne serai plus le pantin du hasard
Si toutes les vies sont des causes perdues
Les hommes meurent de n'avoir jamais cru
De n'avoir pas vécu ivres et sans fard
Soldats vaincus pour une guerre sans victoire

Et si ma vie n'est qu'une cause perdue
Je partirai libre d'y avoir au moins cru

---

Extraits de l'album de Gregory (2005)


Le décès de Grégory Lemarchal
envoyé par Pauleta_60


DISPARITION DE GREGORY LEMARCHAL
envoyé par PSG68


decès de Gregory Lemarchal
envoyé par jacquoth

site et forum Grégory

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05 décembre 2006

Confluent

--

°°°000°°°

Il faisait très beau, une merveilleuse journée de Novembre, au ciel bleu, pur, comme "la-bàs", mais arrivés juste avant Agen, le brouillard, le ciel gris, un froid humide pénétrant.
J'ai décidé que ce serait un très beau reportage!
Les vergers en bord de Garonne, l'arrivée vers Agen, le canal et cet ouvrage très particulier: le pont canal qui passe très au-dessus de la Garonne, projeté sous le règne de Louis XIV, réalisé par les ingénieurs Job et de Baudre, achevé en 1843: 23 arches, 580 mètres, large de 12, 50 m.
Cuvette en pierre large de 8,50 m et profonde de 2,50 m, banquettes de halage: 2 m de large de chaque côté.

"Que les uns, qui ne savent, pas apprenent, que les autres, qui savent, se souviennent!" est-il écrit à côté du monument aux morts dédiés en particulier à ceux qui sont morts dans mon pays et pour mon pays

La musique?
Inqlâb Zidane 1- Yâ Bahî el Jamel (Album Hommage à Cheikh Raymond live)

L'effet de "saccadé" lors du balayage à 360 ° provient du taux de compression initial (je n'avais pas les procédés actuels)

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16 novembre 2006

Je pars quelques jours et je vous laisse avec ceci:

vous voulez savoir ce que pense un compatriote? RACHID TAHA qui est revenu en Algérie et à Alger pour faire une tournée?

1-2-3 soleil! c'est loin...

Qu'en est-il actuellement?

Rachid Taha dit mieux que moi je ne pourrais le dire, et très librement, ce qu'il pense de la situation actuelle
alors regardez en particulier cet épisode:   Épisode #09 -

et rétrospectivement le reste des épisodes sur son site :

- Épisode #10

-Épisode #08 -

-Épisode #07 -

- Épisode #06 -

- Épisode #05

-Épisode #04

- Épisode #03 -

- Épisode #02 -

- Épisode #01 -

°°°000°°°

Un ancien spectacle en live (cliquez sur le lien pour aller le voir)

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06 octobre 2006

Ptite hirondelle



Blackbird singing in the dead of night
Take these broken wings and learn to fly
All your life
You were only waiting for this moment to arise
Blackbird singing in the dead of night
Take these sunken eyes and learn to see
All your life
You were only waiting for this moment to be free
Blackbird fly, blackbird fly
Into the light of the dark black night
Blackbird fly, blackbird fly
Into the light of the dark black night
Blackbird singing in the dead of night
Take these broken wings and learn to fly
All your life
You were only waiting for this moment to arise
You were only waiting for this moment to arise
You were only waiting for this moment to arise
Beatles

---------------------------------------

Ouvre la porte de ton coeur
que crois-tu y trouver?
un noyau resplendissant...
 
Penses-tu qu'en considérant
tes douleurs, tes troubles
comme un foyer extérieur
que l'on pourrait "soigner"
tu pourras t'en tirer?
 
Mais non, camarade
car la camarde est là!
pour toi
pour moi
pour toi & moi
 
Ta vie, ce n'est pas ce que tu portes,
ce que tu manges,
ce que tu fais ou dis,
ce n'est ni ta laideur, ni ta beauté
ce n'est surtout pas la mode ou les modes
 
la poésie, les rêves et les contes
c'est bien,
mais ce n'est pas tout
oh non!
 
Emmerge un peu!
 
Arrête de pleurer
et de te leurer
on est tous fait en bois du même métal!
 
Lève-toi
et prends ton destin en main
Prends-toi en main
N'attends pas de crever à petit feu bouffé par ta propre merde
Bats-toi
 
avec ou sans yeux
avec ou sans bras
avec ou sans jambes
avec ou sans parole
bats-toi
 
c'est la lutte!
that's life!
that's how the LIFE goes on!
Babe!
 
Debout!
 
adaptation KNTHMH de "it's your life" (Dust brothers)

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22 février 2006

Tout ou Rien?

Pourquoi?

Comment?

Ces ptits riens qui font des grandes choses...

Ce Rien qui mène au TOUT...

Coule pluie, coule sur nos fronts...

pour laver nos blessures

Coule, coule rivière,
passe, passe le temps

je pleure ma jeunesse
nos rires d'enfants
nos rêves fous
nos babillages sans conséquences
les mots qu'on enfile par plaisir
et déraison
comme perles sur colliers
jusqu'à ce que
l'une d'entre elle
roule à terre, se perdant
dans quelque trou ou fente
alors
la perle manquante
peut devenir obsession!
comme le mot manquant...

comme celui qu'on aimait
qui est parti
sans jamais revenir
ou du moins sans jamais revenir
en tant que lui-même...

comme le morceau
de soi
qu'on lui donna
et qui est pour toujours absent
jusqu'à

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26 janvier 2006

Aziz Chouaki

Les Oranges

A travers une histoire d’oranges mûries au soleil d’Algérie où on croise notamment Albert Camus et Isabelle Eberhardt, Aziz Chouaki réveille un siècle et demi de l’histoire algérienne. Les Oranges a été créé une première fois, en juin 1997 au Théâtre international de langue française, dans une mise en scène de l’auteur. La pièce a également été enregistrée par la Radio Suisse Romande.
Le texte a ensuite été repris par Laurent Vacher, avec la complicité du musicien Gilles Andrieux.

Joué en mars 2000, Forum Culturel du Blanc-Mesnil ; février 1999, Théâtre de la Cité internationale, Paris

Les Oranges
de Aziz Chouaki
Mise en scène de Laurent Vacher
Avec Jean-Claude Leguay

Les Oranges suivi d’El Maestro (Paris, Théâtrales, 2000) ; Les Oranges (Paris, Mille et Une Nuits, 1998)


El Maestro


En vue d’une audition, pour représenter l’Algérie à un festival de musique appliquée à Genève, un chef d’orchestre dirige une répétition. El Maestro (Le Chef) met en partition la vie à Alger, avec des mots, des clameurs, des senteurs, des saveurs, des histoires et des rencontres, dans le tumulte des années 90 et la langue peu conventionnelle de Aziz Chouaki.
Créé un première fois par Nabil el-Azan (janvier 2001, Larc, Scène nationale du Creusot), El Maestro a été repris dans une mise en scène de l’auteur et toujours avec Mouss.
Répondant à une commande d’écriture du Théâtre des Amandiers-Nanterre, Aziz Chouaki a ensuite écrit Une Virée, une pièce donné en lecture durant l’automne 2003. (Une virée devrait être créée en novembre 2004 dans une mise en scène de Jean-Louis Martinelli.

Joué les  22 - 27 juillet 2002, Théâtre de la Teinturerie, Avignon ; 4 - 13 juillet 2002, Gare au Théâtre, Vitry-sur-Seine

El Maestro *
de Aziz Chouaki
Avec Mouss

* El Maestro précédé de Les Oranges de Aziz Chouaki (Paris, Théâtrales, 2000)



L’Etoile d’Alger

Sous le titre de The Star of Algiers, L’Etoile d’Alger vient d’être publié aux USA chez Graywolf Press. Egalement édité en Italie chez e/o, La Stella d’Algeri a reçu le prix Flaiano décerné le 10 juillet 2004 à Rome. L’Etoile d’Alger devrait en outre être porté à l’écran par le cinéaste Rachid Benhadj.

L’Etoile d’Alger est l’histoire de Moussa, un jeune Algérois, chanteur à ses heures, qui rêve d’un succès international avant d’être rattrapé par le réel d’un pays en pleine ébullition. Dans le maelström algérien des années 90, Moussa vit au sein d’une famille de quatorze personnes entassées dans trois pièces d’une cité populaire pompeusement baptisée Mer et Soleil. Son espace intime se résume à un coin de chambre et, sur une étagère au dessus de son matelas parmi des reliques, des cassettes, un poster de Michael Jackson, de vieux numéros de revues parisiennes et quelques livres échoués là.

Tenace, Moussa se construit un répertoire, monte un groupe, se fait peu à peu connaître et donne sa première interview, premier frémissement sur les marches du succès. Engagé dans une boîte du littoral puis dans un lieu plus huppé, il se choisit un nom de scène, Moussa Massy, se fait imprimer un poster et se voit proposer d’enregistrer sa première cassette. Mais comme à Bab el-Oued et Belcourt aux allures de Kaboul ou Peshawar, parcourus par des clameurs d’affrontements, le bateau Algérie prend l’eau et son ambition de jeune étoile aussi. Sans compter que son amie a été promise à un autre. Commence alors une descente aux enfers qui va achever de faire de lui, l’humilié, le propre fossoyeur de ses rêves anciens sous le masque d’un engagement nihiliste et assassin dans les phalanges de l’intégrisme islamiste.

The Star of Algiers
de Aziz Chouaki
Trans. by Ros Schwartz et Lulu Norman
(Saint Paul [Minnesota], Graywolf Press, 2005)

  La Stella d’Algeri
Trad. di Silvia Ballestra
(Roma, Edizioni e/o, 2003)

  L’Etoile d’Alger
de Aziz Chouaki
(Paris, Point-Seuil, 2004)
(Paris, Balland, 2002)
(Alger, Marsa, 2000)
(Paris, Marsa, 1998)



Aigle

Le roman déploie ses quarante premières pages dans Alger d’avant la tempête 90, capitale décrépite d’un vieux pays dont la chronique s’écrit aussi dans les bars de la ville avec le babillage de Jeff et de sa bande, au contact desquels on navigue de Khalil Jibran à Dante, Al-Maari, Shakespeare, Rabelais ou William Blake. C’est ensuite Paris où Jeff débarque entre le Marcadet afro maghrébin et le XVIIIè de Picasso et Braque. Puis ce sera le Forum des Halles, véritable cour des miracles qui fait de lui, un temps, l’empereur de la faune des lieux... jusqu’au jour où tout bascule.
Dans un numéro de revue ramassé par hasard, Jeff tombe sur un concours littéraire. Sitôt le décor de son projet de nouvelle planté, voilà que tout s’emballe. Entre rêve et réalité, Jeff se met à évoluer parmi les personnages de sa propre fiction. Passant au travers, dans "le va-et-vient entre l’au-delà et l’en deçà du langage", le voilà "voyant, tisseur de vivants réseaux, jouant avec la destinée des gens".
Dans cette fine broderie aux accents soufis, l’univers est un grand texte "dont la langue serait les hommes comme consonnes et les femmes comme voyelles. Ainsi se tisse le chant de l’homme et de la femme racontant l’infinie variété de l’histoire, toujours la même, de l’homme et de l’univers".
Comme Don Quichotte, Hamlet, ou Madame Bovary note encore Aziz Chouaki qui considère qu’ils sont "eternels et autonomes", "les personnages ou les mythes littéraires sont des mystères personnels que l’on transporte avec soi, toute la vie, et qui façonnent nos imaginaires".

Aigle
de Aziz Chouaki
(Paris, Gallimard-Frontières, 2000)




  Arobase de Aziz Chouaki
Shakespeare intermittent

"Elle a survécu à l’enfer de la drogue, tourné dans des films X, et tué un homme dans des circonstances obscures. Elle, c’est Arobase, séduisante jeune femme de trente ans, qui s’accroche au théâtre comme ultime bouée de survie. Car Arobase a décidé de mettre en scène Othello de Shakespeare, version rollers rock’n roll. Tandis qu’elle prépare sa production, elle découvre l’amour fou sous les traits de Jean-Ba, comédien rwandais qui tient le rôle titre. Hélas, comme dans Othello, Arobase sombre peu à peu dans une jalousie passionnelle qui la conduira à l’irréparable. Tout cela ne serait-il pas qu’une énième fantaisie de Shakespeare himself ?
Roman fort, drôle, touchant, Arobase illustre à nouveau le style et l’univers si particuliers d’Aziz Chouaki. Dramaturge lui-même, celui-ci dévoile l’univers du théâtre dont la scène devient celle de notre monde." (Quatrième de couverture)

Arobase
de Aziz Chouaki
(Paris, Balland, 2004)

CounterData.com

the biggest loser
the biggest loser Counter

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13 octobre 2005

De chez moi à chez vous, il n'y a qu'un pas!

Album complet à regarder

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10 octobre 2005

Colonisation

Cherche la source,
     Viens boire au puits
              l'eau claire qui jaillit!

L'ombre est douce
       A ceux qui peinent
               En plein midi.

Une tente offerte
        Comme grotte en plein désert

Viens éponger ta sueur
         effacer la poussière
                boire le thé brûlant
                          à même la théière.

Viens, voyageur, étranger
          je suis hospitalière
                 j'ai ouvert mon drapé
                           il n'y a pas de clé

Ma gorge est découverte
          mes cheveux dénoués

Viens, la voie est ouverte
          saisis ma main offerte

Caresses. Baisers
          Douceurs. Voluptés

Viens à la découverte
          Dévoile mes secrets
                  Conquiers mes sommets
                           Traverse mes vallées

Dessèche mes landes
           Embrase mes forêts
                   Cueille la rosée
                             de mon premier bourgeon

Fertilise mes terres
            Emonde mes vergers
                     Abreuve mon sillon

Patiemment
             Tendrement
                        Oui, viens!
                                   Non, attends...

La corde est en tension
              La feras-tu vibrer?

Ajuste bien la flêche
               Précise la visée
                          Et laisse la saillir
                                    Comme pour me transpercer!

   

                                                                (bout portant)

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