23 octobre 2006
Aimer 2
Aimer ?
C'est pleurer, c'est hurler
c'est se débattre dans la nuit la plus totale
la bouche pleine de terre, le coeur percé
abandonné de tous renié par chacun
les yeux noyés de larmes
et se lever, AMI,
et croire en l'autre, en tout autre et AUTRE,
en SOI
et tout faire pour que l'autre vive
et soit heureux
quel qu'en soit le prix à payer
et le prix c'est mourir à ses propres projets
ou "visions" des choses et de la vie
du là et de l'au-delà
du maintenant, de l'ici, du toujours et du jamais
des possibles et des impossibles
aller jusqu'au bout de soi
pour pouvoir connaître qui est soi
accepter qui est soi
et vivre avec ses limites et celles des autres
c'est accepter ses limites et celles des autres
les aimer ces limites pour en faire des leviers
propres à soulever l'univers
c'est entrer ici et maintenant dans l'éternité
et l'union parfaite en dépit des circonstances et des apparences
c'est s'ouvrir d'une façon illimitée
et demeurer ouvert
(souvent le coeur à vif, "lou cor minjat", comme dévoré par les charognards)
aimer c'est se donner sans bornes
mais c'est surtout se recevoir d'abord
d'un autre, des autres
c'est accueillir, accepter, respecter
c'est respecter la liberté de l'autre
jusqu'à en mourir
mais sans ôter la vie
Aimer c'est respecter la vie, toute vie,
celle des autres et surtout celle de soi
c'est comprendre qu'en dépit des circonstances et des apparences
le fait d'être vivant est un cadeau GRATUIT
pour soi
et le fait qu'on soit cadeau GRATUIT pour l'autre,
pour TOUT AUTRE!
aimer c'est apprendre à être PAUVRE
et à TOUT recevoir de l'autre, oui
TOUT
avant de vouloir donner
pour pouvoir espérer donner...
ensuite, un jour, maladroitement peut-être
peu importe alors les questions restant sans réponse,
qu'elles fassent partie du paysage ou du parcours du combattant,
celui censé procurer
tant de plaisir
à l'être qui souhaitait être épaulé
mais a dû indéfiniment se débattre seul
contre toute paroi
ou dans le vide
malgré la "présence" d'un aimé ou d'un soi-disant-aimant
immobile, sourd et aveugle à ses côtés
le regardant se débattre, pris au piège
de ses limites et incapacités momentanées
aimer c'est rester attentif et présent, oui PRESENT à l'autre
C'est tout accepter et TOUT ESPERER
danse contre danse, chant contre chant
Tah pour SB (15 septembre 06, mais toujours d'actualité)

(UELS 1 - KNTHMH)
21 octobre 2006
Dans tes bras
Seigneur! mon Dieu! tous ces engagements, ces réunions!
Même le soir où je devais être avec mon mari!
Il faut encore qu'il s'en aille!
A qui je vais les dire tous ces "je t'aime" que j'avais dans le coeur,
à qui vais-je donner mes caresses et offrir mes lèvres?
Oui, je sais, à toi, je peux dire "je t'aime", mon Seigneur et mon ROI!
et je t'aime si peu en regard de ce à quoi tu devrais t'attendre!
J'en gaspille et grapille du temps ailleurs que dans tes bras!
A toi, je vais dire "je t'aime"
plutôt que de m'étourdir entre d'autres bras, virtuels ceux-là!
Je vais passer un moment en silence ou en pleurs
à penser que tu comprends mieux que quiconque ce que je ressens profondément
et puis t'adorer et chanter, sourire
Quand mon mari rentrera, je lui ferai fête,
et je lui tendrai mes lèvres
et je le prendrai dans mes bras
je lui dirai:
"Je t'aime et je suis fière de toi!
Viens mon coeur, viens mon âme
tu es fatigué de toute ta semaine,
de cette longue journée
câline ma peine,
et endors-toi, là, tout contre moi,
demain il fera jour
et nous pourrons faire l'amour"
10 mars 2006
Réponse au Bien-Aimé
Ô Bien-Aimé, comme tu as raison
de te préoccuper de moi!
de chercher à comprendre,
de faire en sorte que moi
j'arrive mieux à me comprendre!
Toi, tu sais déja,
tu me connais mieux que moi-même!
Tu connais mes maux
tu connais mes fuites
tu sais mes peurs
tu sais mes faiblesses
mes tentations
mes trahisons, mes ruses,
mes pauvres défenses et mensonges.
Mais jamais tu ne te résignes!
jamais tu ne me laisses trop longtemps
errer en proie à mes fantasmes
à mes voyages sans tickets de retour!
Tu as raison de me provoquer
le duel, je l'ai avec moi-même
dans le secret de mes envies
de mes frustrations passées
de mes peurs dépassées
qui collent encore à ma peau
à mes neurones
dans le peu de volonté
que je mets pour aller vers la véritable lumière
le duel, je l'ai face au miroir
qui me renvoie tout
ce dont je suis capable
même sous ton regard!
Une lutte à mort se joue
choisis la vie afin que tu vives!
oui!
je veux ou je vais choisir?
tu trembles de mes hésitations
tu souffres de mes délais
chaque jour remettre sur l'ouvrage
ses ardeurs
ne pas se leurrer sur le but et les gains!
Non, je ne suis pas allée
jusqu'à la lie de ma rébellion
de mon indépendance!
et c'est parce que tu m'aimes
que tu ne me brusques pas
que tu m'observes
en me laissant libre!
parce que ta confiance est illimitée
et ta miséricorde sans bornes.
Comme l'océan sans rivage
dans lequel je me baigne,
mais ne me perds pas!
Crée, recrée en moi un coeur pur, Ô mon Bien-Aimé‚
redonne-moi un esprit résolu
que je me risque pour toi
que mes réflexes de survie ne me fassent pas passer
à côté de mes capacités de créativité, de me donner totalement
d'aimer audacieusement,
de t'aimer, toi, radicalement et infiniment
et de t'aimer en chacune des mes rencontres.
AUJOURD'HUI!
La Bien-Aimée
09 mars 2006
Pourquoi?
Ô ma belle, ma douce, mon aimée,
je suis venu faire de toi ma demeure
je t'ai donné mon Esprit
Je ne t'ai rien caché de ce qui m'était
familier ou agréable
Je t'ai confié tous mes secrets
Je t'ai dit tout mon amour
J'ai lavé ton coeur triste et noir,
je l'ai habillé de douceur et de couleur
Je t'ai installée
dans la plus belle chambre de mon palais
je t'ai nourrie de mes tendresses
de mes désirs
Tu m'as réjoui de tes chants, de tes danses
de tes rires
de ton corps et de ton coeur
de tes pensées, de tes émois
Ô bien-aimée à qui je tiens
comme prunelle de mes yeux
dont je connais le moindre mouvement d'âme
dont je pressens le moindre chagrin
Pourquoi, pourquoi cherches-tu
d'autres refuges, d'autres alliances,
d'autres bras, d'autres bouches,
d'autres baisers? d'autres caresses?
ne suis-je pas tout à toi, tout pour toi?
Devrai-je t'amener au désert
pour à nouveau te séduire
et t'éduquer?
Devrai-je t'assoiffer, t'affamer
pour que tu me regardes et m'aimes
de tout ton coeur, de tout ton corps
et de toute ton âme?
Devrai-je me cacher et te fuir
pour mieux aiguiser ton désir?
Donne-moi un de tes baisers
couche-toi à mes côtés,
serre-moi fort contre toi,
ne sens-tu pas mon désir,
mon amour?
ne brûles-tu pas de mon feu?
n'es-tu pas rassasiée de ma paix?
n'es-tu pas apaisée par ma présence?
Que te manque-t-il?
De quoi as-tu besoin?
N'as-tu pas en moi tout ce que tu recherches,
tout ce que tu n'oserais ni demander, ni espérer?
Ma perfection te blesse-t-elle?
Ma sollicitude t'humilie-t-elle?
Ma tendresse te pèse-t-elle?
Ma passion t'enchaîne-t-elle?
Ma patience te lasse-t-elle?
Dis-moi, parle, explique-toi,
raconte-moi
je ne demande qu'à t'entendre
qu'à te comprendre
et te combler.
Je ne veux que ton bien,
ton bonheur
et ta liberté.
T'ai-je déçue, t'es-tu sentie délaissée
ou rejetée? incomprise? ou étouffée?
Je ne renoncerai pas, je ne te laisserai pas,
je ne t'abandonnerai pas.
Même si tu ne souffle mot!
Je ne te jugerai pas, je ne t'accuserai pas,
je ne t'en voudrai pas.
Je suis là.
J'espère, j'attends.
Je t'aime.
Oui, sans me lasser,
sans me décourager,
je t'aime.
Le Bien-Aimé
05 décembre 2005
Fidèle, obéissante rebelle
Et l'on pourra me tordre dans tous les sens
me brosser, me contrebrosser
me braquer, me débraquer
et je serai toujours moi
la vivante
impossible à contenir dans vos mains
dans vos rêves
ni même dans les miens
je suis autre
je m'appartiens
je relèverai la tête
et les défis
je taperai du poing
sur vos tables bancales
Car je suis autre
et appartiens au Roi
qui me fit son Epouse
et dont j'accepte la LOI.
CounterData.com
the biggest loser Counter
03 novembre 2005
Si tu veux...
Tu veux t'élever jusqu'à Moi?
Tu n'y parviendras pas!
Qui veut faire l'Ange fait la bête!
Regarde les bâtisseurs de la tour de Babel
Quel orgueil!
Rejoindre Dieu à la seule force de leur poignet,
de leurs capacités et hélucubrations.
Qui s'élève sera abaissé
Si Je ne bâtis, c'est en vain
Que travaille le maçon!
Peut-être ai-Je envie de t'élever jusqu'à Moi?
Attends-moi comme la fiancée attend son amant
le Bien-Aimé
Il viendra, te guidera, t'attirera
à sa manière, point à la tienne
Tu n'as pas de maison il t'offrira la sienne
sa Maison deviendra ta maison
et sa Vie deviendra ta vie...
14 mai 2005
Où te caches-tu?
Où te caches-tu, oh mon Bien-Aimé?
Dans ma chambre, je t'attendais,
Quand tu as frappé, j'ai vite accouru.
J'ai regardé: tu n'y étais plus!
Partout à la ronde, je t'ai appelé,
T'ai cherché, n'ai point trouvé.
Les gardes de la ville que j'ai rencontrés
M'ont insultée et m'ont giflée!
Si vous le voyez, je vous en supplie:
Dites à mon bien-aimé
Que je suis malade, que je dépéris,
Que je languis d'amour pour Lui!
Où es-tu mon frère, où es-tu ma vie?
Descend dans notre jardin,
Saute les collines, franchis les ravins,
Viens goûter le miel et le vin!
Pose ton baiser sur mon coeur blessé,
Parle moi de ton amour,
Plus fort que la mort,
Purifié comme l'or,
Au creuset de nos désirs.
la Bien-Aimée
(KNTHMH, Inspiré par le Cantique des Cantiques de Salomon)
Le bien-aimé se cache pour se laisser trouver!
sur un diaporama printannier, le texte de KNTHMH
13 mai 2005
Mon Bien-Aimé, le voici, il vient...
Ô mon Bien-Aimé,
J'ai quitté tes parvis, tes fontaines,
J'ai bu aux eaux troubles,
J'ai mendié mon pain,
J'ai offert mon corps, mon coeur...
J'ai cherché, cherché...
Mais ton coeur est plus grand
Que le mien
Et ta fidélité sans égale!
Tu as pleuré et saigné
de mes veilles et de mes routes
sans Toi!
Tu attendais dans la fièvre
et puis tu as pris le chemin
pour venir à ma rencontre.
Tu m'as aperçue de loin
pieds-nus, déchirées de ronces,
maculée de boue,
cheveux défaits au vent,
les yeux rivés au sol
n'osant espérer le pardon!
Tu m'as prise dans tes bras
serrée sur ton coeur
lavée de tes larmes
Tu as murmuré:
"Dans mes plaies ta guérison"
J'ai senti sur moi ton sang
chaud, goutte à goutte
Je n'ai pas bougé,
j'ai laissé ma peine s'appaiser
j'ai vu mes blessures se refermer,
cicatriser.
Tu m'as appelée par mon nom:
"Thhtt!"
doucement, puis plus fort "Thhtt!"
comme pour me tirer du sommeil,
Comme pour m'appeler à la VIE!
Tu m'as dit:
"Plonge dans le fleuve!"
J'ai levé les yeux et demandé:
"Tête la première?"
Tu m'as dit:
"Oui, et surtout tête la première!"
J'ai plongé yeux fermés, caresse froide
au milieu de l'eau j'ai rouvert les yeux:
galets roux, tourbillons de vase brune
et d'algues vertes,
débris légers et poussières fines
dansant, scintillant, retombant.
J'ai frappé de mes pieds le rocher
pour remonter en surface.
Je t'ai cherché du regard,
tout en essuyant mon visage
et en essorant mes longs cheveux châtaigne.
Tu m'attendais, plus loin,
à un guet
tu tenais une étoffe
prêt à me sécher, à me vêtir.
J'ai nagé sous l'eau vers toi,
jusqu'à ce que la profondeur insuffisante me gène.
L'eau était bonne et pure.
En relevant la tête,
je voyais onduler tes pieds sur la rive.
Comme je n'avais pas l'air de vouloir
quitter l'onde fraîche,
c'est toi qui t'es avancé calmement.
Alors je me suis redressée d'un bond,
et tu m'as couverte du vêtement
que tu avais préparé pour moi,
blanc.
Tu as déposé un délicat baiser sur mon front
et tu l'as ceint d'une fine chaîne d'or.
"C'est ta couronne, tu en es le plus beau des joyaux"
Je n'avais plus ni peur ni honte.
J'ai su que tu m'aimais telle que j'étais,
que tu m'acceptais
et que tu souhaitais pour moi le meilleur.
Que seul le présent comptait,
et cet instant de bonheur intense
plus que volupté.
J'ai compris que tu me rachetais à prix fort,
que tu payais toute ma dette,
que tu ne me forcerais pas,
qu'on ne me frapperait
et ne m'exploiterait plus jamais!
Que je saurai te réjouir de mes sourires,
de mes caresses,
de mes chants comme de mes danses pour toi,
librement pour toi!
J'ai compris que tu savais
que si telle une petite chèvre têtue des montagnes,
j'étais partie,
c'était pour mieux découvrir
jusqu'à quel point tu m'aimais,
jusqu'à quel point tu me manquais.
J'ai su que si je n'étais pas morte dans mes terribles combats,
c'était parce que tu m'avais fait grâce,
encore, toujours,
pour que je reprenne ma place auprès de toi,
plus forte, plus belle,
plus confiante,
plus saine et plus sereine.
Je le sais maintenant:
un jour auprès de toi
sous ta tente
vaut mieux que mille ailleurs!
Aujourd'hui recommence l'Alliance et l'Eternité!
St Donald
12 mai 2005
Rabbouni*
(*Mon maître chéri en araméen
ce titre ne se donne qu'à Dieu)
Oui!
Que mon Roi, L'Epoux,
vienne se reposer en moi,
Qu'il soit le bienvenu!
Ô Rabbouni,
Seigneur bien-aimé et chéri,
Règne en Roi sur mon coeur,
sur ma vie!
Car j'étais seule et pauvre,
nue, perdue, captive
Tu es venu à ma rencontre,
Tu m'as vêtue de pourpre,
de lin,
Tu m'as parfumée d'ambre,
Tu m'as ornée de diadème et de perles,
Tu m'as relevée et anoblie,
Tu as brisé mes chaines et lavé mes pieds,
séché mes pleurs.
Tu as repoussé les imposteurs
qui me spoliaient de mon rang et de mon héritage.
Tu as confondu mes détracteurs et accusateurs,
Tu as démasqué ceux qui réclamaient ma rançon.
Tu as dispersé ceux qui s'acharnaient sur ma dépouille.
Tu m'as rendu la VIE!
Viens et
gouverne ce Royaume
qui est Tien.
Je me réjouis du séjour
de mon Epoux,
mon Roi.
C'est à Toi que je me fie
pour TOUJOURS.
(Surrexit!)
Car Toi seul peut rendre vie
aux hommes déchus!
11 mai 2005
Je CROIS

Bien sûr que je crois que tu t'interesses à moi!
A moi comme au plus petit de tes enfants
et comme à la partie la plus infime de ta création!
Les dieux, sans yeux, sans oreilles,
sans coeur, sans entrailles
et sans Miséricorde s'appellent idoles.
Ce sont des inventions et des constructions
typiquement humaines, ou symboliques,
elles n'ont aucun pouvoir
et ne peuvent que provoquer
peur ou confusion.
Toi le seul, le Saint
le Vrai, le Tout, le Vivant,
le Créateur
et le Sauveur
Toi qui existes, de toujours à toujours!
Toi le TENDRE et le FIDELE,
le PRESENT ici et maintenant,
le FOU d'AMOUR
l'INFINI
le PATIENT
le MENDIANT
le VEILLEUR
Toi, seul tendre Père,
Tu as cette attention
désintéressée envers moi.
Tu me veux LIBRE,
libre d'accepter
et de souhaiter de toute mon âme,
de tout mon Esprit,
de tout mon corps
ta Présence en moi,
pour produire l'Etre et l'Agir
du Bien-Aimé,
pour que je devienne un don,
un cadeau, offert à toute la Création.
JOIE! Mon Père m'aime!
et il AIME à travers moi.

















